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Glossaire

 

 

Auteurs/ Autrices

 

Nous travaillons régulièrement avec des auteurs / autrices.

 

Les concepteurs, metteurs en scène, chorégraphes, metteurs en piste, etc. sont aussi des auteurs ! Travailler avec eux pour faire reconnaitre / réfléchir / valoriser / organiser cette part de leur activité est un levier important pour mieux accompagner ces professionnels. Certains de nos ateliers par groupes de pairs s’adressent à ces auteurs qui sont aussi porteurs de projets : Portez votre projet artistique et culturel, Développez vos compétences au service de projets de territoire ou encore Pilotage(s) modes d’emploi.

 

Les auteurs de textes, traducteurs, sont longtemps restés absents des dispositifs de formation continue car leur statut ne leur permettait pas d’avoir accès à des dispositifs de formation. Selon nous, un auteur est aussi un acteur professionnel qui s’inscrit dans un secteur. Outre ses compétences d’auteur / d’autrice, il est important de pouvoir lire et comprendre le paysage culturel, artistique, institutionnel dans lequel il s’inscrit, de comprendre la chaîne des métiers et les responsabilités de chacun auteur / metteur en scène / producteur/ éditeur / diffuseur. Il peut vouloir prendre une part active au développement de ses projets.

 

Dans le cadre d’une collaboration originale avec le CnT (Centre National du Théâtre), nous avons pu ces dernières années accompagner plusieurs groupes d’auteurs et traducteurs dans l’acquisition de ces compétences. Jonglant régulièrement entre différentes casquettes, combinant statuts, rythmes et places différentes, ils ont besoin d’être étayés pour maintenir une dynamique autour de cette activité d’écriture, souvent solitaire. La constitution d’un groupe est un cadre pertinent, mais nous pouvons également travailler en face à face sur ces questions.

 

Les auteurs peuvent désormais bénéficier de financements pour leur formation et nous nous réjouissons de cette reconnaissance. Plus d’infos sur le site de l’AFDAS.

 

Ah au fait, et pourquoi autrice ?
Ce sont des autrices que nous avons accompagnées qui l’ont revendiqué et nous ont raconté son histoire. Vous voulez la connaître ? consultez ce lien.
Aujourd’hui, avec beaucoup d’autres, nous avons adopté ce mot. Essayez !

 

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Coopération

 

Il est difficile de trouver une définition satisfaisante de la coopération.

 

D’après le Grand Robert de la langue française, l’étymologie de coopération signifie « part prise à une œuvre commune ». La coopération est définie comme l’« action de participer à une œuvre commune».  D’un point de vue économique, c’est aussi « un système par lequel des personnes intéressées à un but commun s’associent et se répartissent le profit selon un pourcentage en rapport avec leur part d’activité ». C’est également, « en parlant des groupes humains, une entente en vue d’une action commune ». Pour illustrer cette acception, le Robert cite notamment la coopération «entre pays, entre nations, la coopération économique, scientifique, intellectuelle. »

 

Laurent Delcourt, chercheur au CETRI (centre d’étude, de publication, de documentation et d’éducation permanente sur le développement et les rapports Nord-Sud) fait des hypothèses intéressantes sur la résistance du mot à se laisser définir :

 

« Si le concept de « coopération », littéralement « travailler et/ou fonctionner ensemble », fait aujourd’hui naturellement sens pour tout un chacun, reste qu’il ne se prête que difficilement à une définition simple, faisant consensus et unanimité, ce en raison de la diversité et de la multiplicité des réalités et des situations qu’il recouvre, exprime et explicite. Terme fourre-tout, monstre sémantique, il désigne tout à la fois une action ou un mode action, un système, une pratique, une théorie, un moyen, un processus, une finalité, un état des choses idéal et stable à construire, une façon de vivre ensemble, etc. Dans le discours commun, il se distingue rarement de mots tels que collaboration, association ou encore solidarité, ce qui renforce son caractère fuyant. Enfin, la signification du terme « coopération » change du tout ou tout selon le parti pris, le lieu à partir duquel on en parle, le registre de discours utilisé (discours administratif vs discours militant par exemple). Le concept de coopération est donc loin d’être neutre. D’où aussi le risque d’instrumentalisation qui pèse sur lui.  Cela dit, quelle que soit la signification qu’on lui attribue, on peut repérer des constantes qui permettent de délimiter son champ sémantique :

 

Le Collectif et l’individuel :

 

La coopération met l’accent sur le collectif plutôt que sur l’individuel. Mais elle n’en implique pas moins l’individu en ce sens qu’elle suppose toujours un désir ou une volonté individuelle de participer au collectif, de collaborer avec d’autres, de partager un projet commun. Action volontaire, elle suppose également un choix individuel délibéré.

 

Coopération versus concurrence :
La coopération s’oppose par définition à la concurrence. Si la concurrence met dos à dos les individus dans un esprit de compétition, la coopération, en les engageant dans une entreprise commune, met un terme à leur rivalité – base de la solidarité.

 

Coopération et égalité :

 

Le terme de coopération – et en particulier le préfixe co – suppose un rapport d’équivalence – ou d’équité – entre les différentes parties engagées dans la communauté de projet.

 

Coopération et empowerment (capacitation) :

 

La relation coopérative implique la mise en commun, le partage et l’échange des ressources, des idées et des compétences apportées par chaque coopérateur/associé. Les individus dotés de faibles ressources pourront donc puiser dans ce fonds et renforcer du même coup, grâce au collectif, leur capacité et leur pouvoir individuels. Via les relations de coopération,empowerment collectif et empowerment individuel se nourrissent l’un et l’autre. L’empowerment – intraduisible en français – est considéré ici comme « un processus de changement individuel interne (le pouvoir en), d’augmentation des capacités (le pouvoir de) et de mobilisation collective (le pouvoir avec) dans le but de modifier une relation de dépendance et de subordination (le pouvoir sur) ».

 

Avec les personnes que nous accompagnons, nous travaillons précisément ces questions de coopération – qu’elle soit entre des personnes au sein d’une organisation, entre structures d’un même territoire ou au niveau international – parce qu’elles permettent de penser en un même mouvement individu et collectif, don et coordination, horizontalité et hiérarchie, sans opposer ces termes entre eux.

 

 

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Evaluation

 

D’après le dictionnaire culturel en langue française, il s’agit de l’action d’évaluer. Les mots associés sont : appréciation, détermination, estimation, expertise, prisée, calcul, inventaire, approximation, mesure, prix, valeur. La société actuelle regorge du principe de l’évaluation : évaluation budgétaire, évaluation des compétences, évaluation participative, entretien annuel d’évaluation, …

 

A la Belle Ouvrage, au verbe évaluer, nous préférons souvent celui d’apprécier. Il intègre une dimension plus approximative, fait appel au discernement, ouvre aux sentiments et aux sens, laisse de la place aux perceptions et aux impressions, et surtout, induit une notion de jugement favorable comme aimer, goûter, estimer, priser. En deux mots, il est plus humain, plus en lien avec l’altérité.

 

L’évaluation est un sujet sensible en ces temps où le secteur artistique et culturel a tant de difficultés à faire entendre son utilité à la société. Emmanuel Négrier, directeur de recherche au CNRS en science politique, fait un état des lieux des différents types d’évaluation dont trois  nous intéressent  plus particulièrement.

 

Il y a l’évaluation punitive, « fruit d’une longue tradition de contrôle et d’inspection qui demeure dans les esprits à chaque fois qu’un problème soulevé appelle, pour sa résolution, le déclenchement d’une évaluation ». Nous préférons éviter celle-ci, et pourtant elle s’impose de plus en plus fréquemment dans le secteur, qui se trouve pris au dépourvu.

 

Il y a l’évaluation à caractère « endoformatif », qui s’intéresse davantage au processus et aux effets sur les personnes, indépendamment du résultat, « modèle qui prend le risque d’une intrication avec le terrain, posant donc les enjeux, ensuite, de la distance analytique qui en découle ». Ce modèle nous est plus familier, il sous-tend l’étude que nous avons coordonnée sur les bureaux de productions.

 

Enfin, Emmanuel Négrier évoque le modèle « pluraliste » : « Partant du constat qu’il est impossible, le plus souvent, de définir des critères d’évaluation qui soient à l’abri de l’instrumentalisation par certaines catégories d’acteurs, la conséquence est qu’il convient d’assumer -d’institutionnaliser- le débat au sein même du dispositif d’évaluation. Dans un domaine de la Culture – aussi souvent traversé de controverses ou d’incertitudes quant à la justification de la décision publique- on pourrait penser que cette méthode soit idéale. Elle reste cependant complexe à mettre en œuvre, comme l’illustrent les riches débats sur les méthodes participatives, que l’on a vu émerger, notamment, dans des contextes intercommunaux et métropolitains ». Ce modèle complexe permet de faire se rencontrer, par exemple, l’ensemble des acteurs culturels d’une discipline artistique sur l’ensemble d’un territoire, et de produire des connaissances sur un domaine tout en développant de l’interconnaissance entre les acteurs.

 

Aujourd’hui, nous conseillons d’intégrer la réflexion sur l’évaluation dès la conception du projet. Cela permet de préciser en amont les objectifs poursuivis et les résultats attendus, et de maîtriser, sans se les voir imposer, les modalités pour évaluer l’activité.

 

 

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Formation

 

Le code du travail, dans son article L6111-1 dispose que « La formation professionnelle tout au long de la vie constitue une obligation nationale. Elle vise à permettre à chaque personne, indépendamment de son statut, d’acquérir et d’actualiser des connaissances et des compétences favorisant son évolution professionnelle, ainsi que de progresser d’au moins un niveau de qualification au cours de sa vie professionnelle. Elle constitue un élément déterminant de sécurisation des parcours professionnels et de la promotion des salariés. […]

 

Elle comporte une formation initiale, comprenant notamment l’apprentissage, et des formations ultérieures, qui constituent la formation professionnelle continue, destinées aux adultes et aux jeunes déjà engagés dans la vie active ou qui s’y engagent.

 

En outre, toute personne engagée dans la vie active est en droit de faire valider les acquis de son expérience, notamment professionnelle ou liée à l’exercice de responsabilités syndicales.»

 

C’est dans ce cadre juridique que nous inscrivons nombre de nos actions depuis bientôt 10 ans.

 

Au-delà de ce cadre, la formation est selon nous un processus de changement dans lequel le sujet est actif. Son implication dans ce processus est fondamentale ; c’est pourquoi nous nous inscrivons souvent du côté de l’éducation non formelle, c’est-à-dire dans une approche de la formation centrée sur les personnes et sur leurs besoins. Cela implique de construire des dispositifs souples, souvent sur mesure, et de travailler avec les personnes à construire une lecture spécifique de leur contexte de travail, d’un point de vue social, géographique, institutionnel, organisationnel, etc…  L’éducation non-formelle implique l’identification de compétences plutôt que de savoirs et connaissances brutes. Elle se met en relation directe avec l’expérience des participants. L’interaction avec les pairs est également essentielle à cette modalité de formation. Il s’agit pour nous de favoriser les dispositifs qui permettent aux personnes que nous accompagnons d’ « apprendre de soi-même avec l’aide des autres. »

 

 

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Investissement immatériel

 

« Les investissements immatériels sont constitués des dépenses de formation et de recherche-développement (R-D) pour le savoir ; des dépenses de logiciels pour le savoir-faire ; des dépenses de publicité, marketing, communication pour le faire-savoir. Ils sont qualifiés d’immatériels (on ne peut pas les toucher) pour les distinguer de ceux qui augmentent le stock de capital technique (matériel comme les machines), ces « choses » (qu’on peut toucher) qui permettent de produire des biens et des services. Ils font plus appel à la matière grise qu’à la matière proprement dite. (…) Il ne faut pas confondre la nature des dépenses effectuées par l’entreprise : un investissement immatériel comme la formation n’est pas une consommation intermédiaire comme la facture de téléphone. Il s’agit donc de bien repérer la logique d’investissement : former le personnel, c’est réaliser un détour de production (ma dépense d’aujourd’hui améliorera ma production de demain) qui caractérise tout investissement. » (définition extraite d’un travail collectif des professeurs de sciences économiques et sociales de l’académie de Lyon : retrouvez le sur http://ses.webclass.fr/)

 

Le capital immatériel est de plus en plus pris en compte pour apprécier la valeur des organisations.

 

Une illustration très claire nous est proposée par un site dédié à la valorisation de ce capital :

 

 « Prenons l’exemple de la cuisine d’un grand restaurant : au bilan figurent les équipements de la cuisine, les stocks, le local. Pour autant, la valeur que nous attribuons n’a rien à voir avec la somme de ces trois composants, elle repose pour l’essentiel sur le chef étoilé, l’expérience de ses seconds, la qualité des fournisseurs, la coordination et l’organisation, le savoir-faire, les recettes, etc. On peut généraliser cet exemple à tous types d’entreprise. Il montre à quel point le bilan financier nous renseigne avant tout sur le passé (CA réalisé) et très peu sur la valeur ou sur le potentiel de création de valeur de l’entreprise. L’approche par le capital immatériel est un concept novateur qui apporte un éclairage complémentaire sur la valeur des entreprises. » (www.capital-immatériel.fr)

 

Nous pensons depuis longtemps que la qualité des équipes, les compétences réunies autour de projets forts, la capacité à créer et entretenir des dynamiques de travail sont des atouts essentiels de nos organisations. Il nous appartient de les cultiver.

 

 

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Projets de territoire

 

Ces dernières années, des projets émergent sur tout le territoire qui s’attachent à renouveler la relation entre artistes/ territoires / habitants-public-population. Ces projets prennent différentes formes : projets participatifs, création partagées, diffusion de spectacle dans des lieux atypiques, tournée de petites formes, conception d’objets artistiques spécifiques pour les relations avec le public. A l’instar des membres du groupe On est un certain nombre, nous constatons qu’ils modifient les logiques de production, de relation avec le public et l’ensemble des interactions entre les métiers des professionnels du spectacle.
Ils s’inscrivent également dans un mouvement de fonds de notre société où les frontières entre auteurs et destinataires, entre professionnels et amateurs sont devenues poreuses.

 

Différentes expériences d’accompagnement de projets porteurs de cette ambition nous ont montré la nécessité d’adapter les outils traditionnels des professionnels, et le besoin de travailler à des déplacements de postures. C’est ainsi que nous avons mis en place depuis 2012 une formation dédiée intitulée Développez vos compétences au service de projets de territoire, qui s’adresse à tous les professionnels investis dans ce type de projet : concepteurs, chargés de production, de relation avec le public, techniciens, etc… C’est avec Horslesmurs que nous travaillons sur cette formation.

 

Nous accompagnons également des équipes et des personnes sur les changements nécessaires à mettre en œuvre pour ces projets de territoire dans le cadre de nos accompagnements individuels, ou du conseil en organisation.

 

Aujourd’hui, nous explorons ces questions dans leurs résonnances sur le territoire européen, à travers une implication dans un réseau d’expérimentation sur ces questions et la création d’une formation spécifique en complicité avec Lieux Publics à Marseille.

 

 

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Ouvrage

 

Ce mot, nous le trouvons superbe ! Il est beau, il sonne bien, il s’écrit bien, il s’emploie au féminin sans perdre de sa masculinité, il recouvre à la fois le travail manuel et intellectuel, le travail artisanal et artistique, technique et littéraire, microscopique et industriel, individuel et collectif, de femmes et d’hommes, il flirte avec l’œuvre, il permet de relier des points, il protège et contient, il donne du courage, il apprécie, il traverse le temps et laisse ses traces … Pour tout vous dire, il est riche de significations que nous souhaitons partager ici avec vous.

 

Le dictionnaire culturel en langue française (sous la direction d’Alain Rey) nous dit :

 

1. Ensemble d’actions coordonnées par lesquelles une personne (ou un groupe) met quelque chose en œuvre, effectue un travail. On parle d’œuvre, de besogne, d’entreprise, de tâche, de travail, mais aussi d’occupation. On parle aussi de gros ouvrage, et aussi d’ouvrage de dame tel que travail de couture, de broderie, tricot. Mettons-nous à l’ouvrage, ayons du cœur à l’ouvrage ! C’est aussi un travail lucratif, rémunéré.

 

2. Façon dont un objet est ouvré. L’ouvrage l’emporte sur la matière. C’est de la belle ouvrage, ou un ouvrage soigné, bien fait.

 

3. Objet produit par le travail d’un ouvrier, d’un artisan, d’un artiste, qui ouvre sur la notion de chef-d’œuvre.

 

4. Notion de maître d’ouvrage, qui est la personne qui confie à un maître d’œuvre (architecte) l’exécution d’un projet de construction. Il y a aussi l’ouvrage d’art qui est une construction (pont, tranchée, tunnel…) nécessaire à l’établissement d’une voie. C’est aussi la partie cylindrique basse d’un haut fourneau. Egalement un élément d’un ensemble fortifié.

 

5. Objet ouvré de couture, de broderie, de tricot, de tapisserie…, considéré relativement à son exécution ou durant son exécution. On parle aussi de boîte, corbeille, panier, sac à ouvrage, et de table à ouvrage.

 

6. Production du travail créateur ou organisateur dans le domaine de la pensée, de l’esprit ouvrant sur la notion d’œuvre. Cependant, ouvrage s’applique aux créations littéraires mais ne s’étend guère, comme le fait œuvre, aux arts plastiques ; en revanche, le mot convient à toute production intellectuelle et textuelle scientifique, technique aussi bien que littéraire. D’autre part, œuvre est plus abstrait qu’ouvrage et insiste plus sur la qualité artistique. On parle des ouvrages de l’esprit, écrit, essai, étude, livre.

 

7. Travail, ensemble d’actions, d’opérations tendant à une fin ; ce qui est fait, accompli par quelqu’un, est dû à l’action de quelqu’un ou de quelque chose. Ouverture vers la notion de production, d’effet, de fait, de résultat, tel que l’ouvrage du temps.

 

Ses contraires sont : divertissement, récréation, repos.

 

Alors là, permettons nous un petit pas de côté, car c’est aussi faire de la belle ouvrage que de laisser de la place au divertissement, à la récréation et autre repos, nécessaire équilibre à toute vie au travail !

 

 

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Psychosociologie

 

La psychosociologie explore les relations entre l’individuel et le collectif (le collectif de la famille, du groupe social,…), entre les processus psychiques et les processus sociaux.

 

Les pratiques psychosociologiques sont des pratiques d’études, de formation, de consultation et d’intervention qui relèvent d’une logique d’accompagnement de ceux qui, individuellement ou en groupe, adressent une demande concernant ce qu’ils considèrent comme des dysfonctionnements, crises, malaises. Elles reposent sur la participation des personnes à la découverte du sens des situations traversées.

 

Ces pratiques s’appuient sur une démarche clinique, ce qui signifie une « attention portée à la singularité de chacun dans les rapports explorés à autrui, une approche du changement privilégiant les processus (et non les états ou les rapports de causalité), la prise en compte des phénomènes affectifs et inconscients impliqués dans les conduites et les représentations individuelles et collectives, l’attention portée à l’implication du chercheur et/ou de l’intervenant, sa double visée d’autonomie des personnes et d’accroissement de leur puissance d’agir » (Dominique Lhuillier, Nouvelle revue de psychosociologie, numéro 15).

 

Cette démarche est celle que nous adoptons lors de nos accompagnements des personnes et des groupes.

 

 

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Responsabilité sociale

 

Novethic, le media expert de l’économie responsable nous propose la définition suivante :

 

« La Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE) est l’application du développement durable par les entreprises. Ce concept suppose qu’elles intègrent dans leurs activités des préoccupations sociales, environnementales, et économiques. La RSE s’applique aux multinationales cotées, comme aux petites et moyennes entreprises. La RSE suppose que les entreprises intègrent dans leur stratégie des problématiques environnementales comme le changement climatique ou la raréfaction des ressources. Elle implique aussi d’aller au-delà de leurs obligations légales pour adopter des politiques de diversité et respecter les droits humains. La RSE concerne des sujets très variés dont l’importance est déterminée par le secteur de l’entreprise et son implantation géographique.
La RSE suppose que les entreprises déterminent leur stratégie en tenant compte de leurs parties prenantes. Cela va des salariés aux investisseurs, en passant par ses fournisseurs et ses clients, sans oublier les ONG et les communautés locales. » (http://www.novethic.fr/isr-et-rse/comprendre-la-rse/definitions-et-objectifs.html)

 

Nous travaillons aux côtés des  porteurs de projet et pilotes du secteur artistique et culturel  pour définir les valeurs et convictions qui sous-tendent leurs projets et les aidons à imaginer des actions concrètes pour mettre en œuvre ces convictions. Il s’agit pour nous de les soutenir dans l’affirmation de leur responsabilité sociale.

 

 

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Sociologie clinique 

 

La sociologie clinique cherche à appréhender les phénomènes sociaux, selon une modalité particulière qui est de travailler « au plus près du vécu des acteurs », en prenant en compte l’implication du chercheur, avec un va et vient permanent entre recherche et intervention.

 

« La spécificité de la sociologie clinique réside moins dans la délimitation d’un domaine d’objets particuliers que dans une certaine façon d’approcher les phénomènes sociaux. Elle s’inscrit dans une tradition selon laquelle il s’agit étudier ces phénomènes sociaux et institutionnels en intégrant la façon dont les individus les vivent, se les représentent, les assimilent et contribuent à leur reproduction. Elle place au cœur de son approche les contradictions entre objectivité et subjectivité, entre structures et acteurs, entre poids des déterminismes et capacité des individus à faire histoire, entre rationalité et irrationalité. Au-delà même de l’acteur, c’est le sujet qui l’intéresse, notamment dans ses dimensions affectives, existentielles.» (extrait du site sociologie-clinique.fr)

 

« L’individu est le produit d’une histoire dont il cherche à devenir le sujet »

 

En nous adossant à cette formule de Vincent de Gaulejac, nous tentons d’accompagner et d’éclairer les personnes dans leur exploration des déterminismes à l’œuvre, à l’articulation entre le social et l’individuel, pour leur permettre d’agir dessus.

 

 

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Travail 

 

Pourquoi s’intéresser au travail ?

 

Les chercheurs sur le travail nous invitent à considérer celui-ci comme un vecteur identitaire fort : travailler, c’est rarement exclusivement produire, c’est aussi transformer et se transformer soi-même. Le travail façonne le sujet et inversement, on peut percevoir la manière dont le travail est modifié par le sujet. Autrement dit, je produis un travail et en retour mon travail me produit, sociologiquement, socialement, corporellement (il peut y avoir un marquage social du corps).

 

Le concept de travail peut être compris entre efficience, organisation et sens :

 

– Efficience : l’activité de travail est toujours un ensemble de gestes et d’actes posés en vue d’une efficacité maximale

 

– Organisation : le travail passe par des organisations, des rapports sociaux de production, des dimensions qui touchent au pouvoir

 

– Sens : Christophe Dejours parle de « l’expérience vécue du travail » par un sujet qui lui donne du sens ou du non sens. Quel sens le sujet donne-t-il à l’activité de travail ? L’exercice du travail s’accompagne toujours d’une rencontre avec l’inattendu, avec des situations et problèmes auxquels on n’est pas préparé. Travailler impose donc de sortir d’une application pure et simple de ce qui est prescrit : il faut interpréter, improviser. L’activité réalisée n’est donc heureusement jamais la copie du travail prescrit car le sujet est créateur. « Faire du bon travail, c’est commettre des infractions «  (Christophe Dejours)

 

Tout travail est une souffrance en ce qu’il mobilise le corps. Son origine étymologique est tripalium, qui signifie instrument de torture. Il ne devient un plaisir que quand ce qui est produit est objet de reconnaissance par la hiérarchie et par les pairs, sur trois points : l’utilité, l’éthique et la beauté. Ce sont ces effets de reconnaissance de soi, par les autres et dès lors par soi-même, qui produisent du plaisir.

 

A La Belle Ouvrage, nous sommes attachés à l’exploration de cette double dimension – celle de labeur, mais aussi celle de plaisir et de développement identitaire – en cherchant toujours à la réinterroger à partir des représentations de chacun.